REIMS (Marne). Julien Regnier a remis en jeu son titre mondial de flipper Indiana Jones hier après-midi au café de l'Esplanade, place Cérès. Où, pour cette 10e édition, les passionnés se sont affrontés.

ILS sont seize très exactement. Seize passionnés de flipper venus d'ici et d'ailleurs à s'être retrouvés hier après-midi au café l'Esplanade, place Cérès. Mythique café, s'il en est, pour ces challengers à la coupe du monde de flipper Indiana Jones. Car c'est dans cet établissement, il y a vingt ans, qu'ils ont joué leurs premières billes métalliques sur le plateau. C'est ici qu'est né ce championnat mondial de billard électronique et où s'est déroulée cette dixième édition. Julien Régnier en était. Le compétiteur rémois d'une trentaine d'années remettait en jeu son titre de champion du monde 2010. Avec enthousiasme et sans grande nervosité non plus, déjà ravi d'avoir pu graver son nom sur la coupe et dans l'histoire du flipper.

Julien Regnier, champion du monde de flipper Indiana Jones 2010, au milieu de ses amis et compétiteurs du challenge. Il a remis sa coupe en jeu hier après midi au café l'Esplanade.
Heureux de retrouver ses camarades de jeu. Car si cette coupe du monde particulière réunie des concurrents, elle unit aussi des amis d'enfance. Julien Regnier se souvient d'ailleurs : « C'est ici, dans ce café, avant et après les cours au lycée Jean Jaurès qu'on se retrouvait pour jouer au flipper avec les copains. C'était un flipper novateur pour l'époque. Le premier qui mêlait la mécanique et l'électronique. » Un jeu d'arcade créé voilà une vingtaine d'années, lors de la sortie au cinéma du 3e épisode d'Indiana Jones. Une machine rendant hommage à différentes scènes du film.

C'est donc dans une ambiance bon enfant que les seize challengers se sont retrouvés hier à 15 heures. Du moins durant les premiers matchs de pool. Car plus la compétition avançait et plus l'ambiance se faisait sérieuse. « Il faut beaucoup de concentration et arriver à gérer son stress » renseigne l'ancien vainqueur de la coupe.

Et si, cette année, elle lui est passée sous les nez, il a vécu un excellent moment au milieu de ses amis venus, pour certains, de l'étranger. D'ailleurs le vainqueur du titre (score : 358 millions) et son dauphin (score : 70 millions) ne sont pas français. Puisque c'est le Suisse Laurent Haug, alias Law, qui a remporté la compétition. « Après deux ans de disette il décroche avec panache son 6e titre. » rapportait Guillaume Bochet (Guiboch), joueur et organisateur du championnat.

Le deuxième, Julien Carette (Roux), est lui Suédois.

L'union, 11 Décembre 2012. Lien.